Nos addictions parlent à notre place
- drouinaureline
- 2 sept.
- 4 min de lecture

Je voulais parler ici de l’addiction sur l’aspect psycho-émotionnel parce que le sujet est bien plus complexe et très souvent multifactoriel.
Il est important pour moi de précision avant de commencer que les réflexions qui suivent ne prétendent en aucun cas à détenir une vérité absolue. Il s’agit simplement de piste de réflexion, de compréhension, issues d’observations récurrentes dans certains parcours de vie. Chaque personne étant unique, ces éléments ne sont ni universels ni figés, mais peuvent aider à éclairer, avec bienveillance, certains mécanismes psycho-émotionnels souvent présents derrière une addiction.
L'addiction, dans son essence, sert à répondre à un besoin émotionnel, psychologique ou physique, souvent inconscient, que la personne ne sait pas comment gérer autrement. Elle peut être une tentative de s’adapter à une réalité difficile, ou un mécanisme de survie face à des blessures internes. En d’autres termes, une addiction cache quelque chose de plus profond, une réponse à des manques ou des douleurs qu’on n’arrive pas à traiter autrement.
Voici quelques fonctions que peut remplir une addiction :
Compenser un vide intérieur
L'addiction sert souvent à combler un manque affectif, qu'il soit lié à l'enfance, à des relations passées ou à un sentiment général de solitude ou d'insatisfaction. Par exemple :
Le sucre peut compenser un besoin de douceur ou de réconfort émotionnel.
Les relations amoureuses ou la dépendance affective peuvent être une manière de fuir le vide intérieur , la peur de l'abandon ou du rejet
Masquer des émotions douloureuses
Les addictions peuvent permettre de refouler des émotions fortes comme la tristesse, la colère, l'angoisse, ou la dépression. Elles agissent comme un anesthésiant émotionnel, offrant une évasion temporaire pour des douleurs que la personne ne sait pas comment gérer :
Le cannabis ou l’alcool peuvent être utilisés pour étouffer des peurs profondes, des anxiétés ou des traumatismes non résolus.
La cocaïne peut servir à fuir un sentiment d'impuissance ou d'inadéquation en donnant un sentiment de puissance illusoire.
Chercher un sentiment de contrôle ou de puissance
Certaines addictions, comme celles liées à la cocaïne, l’alcool ou même le shopping compulsif, cherchent à donner un sentiment de contrôle, de performance ou de validation externe. Cela répond souvent à un besoin de maîtriser l’incertitude ou de prouver sa valeur aux autres.
Réduire la douleur physique ou mentale
L’addiction à des substances comme l'alcool, la nicotine , aux médicaments ou la drogue peut aussi être une tentative de gérer des douleurs physiques ou mentales chroniques, en donnant un soulagement temporaire.
La cigarette, par exemple, est parfois utilisée pour calmer l’anxiété ou réduire la tension.
Les antidouleurs ou les opioïdes peuvent être utilisés comme une réponse à une douleur chronique ou une souffrance physique non résolue.
Fuir la réalité ou une situation de souffrance
Certaines addictions, comme l’alcoolisme ou l'addiction à la nourriture, sont des moyens de fuir une réalité que la personne ne veut pas affronter, souvent parce qu’elle se sent dépassée, déprimée ou impuissante face à sa situation.
Le cannabis et les drogues en général sont souvent une manière de s’évader mentalement de situations difficiles ou d’une réalité trop lourde à supporter.
6. Réguler des sentiments d'anxiété, de stress ou de dépression
Les addictions comportementales, comme le shopping compulsif ou les jeux vidéo, peuvent être une tentative de se distraire ou de gérer un trop-plein d’anxiété ou de stress. Elles permettent d’éviter de faire face à des sentiments d’insécurité ou de perte de contrôle.
Le jeu compulsif ou le binge-watching (regarder des séries ...) sont des façons de se détourner de la pression ou de l'angoisse que l'on ressent au quotidien.
Construire une identité ou se donner un but
Certaines addictions (comme celles liées à l’alimentation, l’image corporelle, le fitness ou le succès professionnel) peuvent être des moyens de se reconstruire une identité. Elles servent à valider une image de soi ou à remplir un manque de reconnaissance sociale.
Les troubles alimentaires (comme l’anorexie ou la boulimie) peuvent être liés à un besoin de contrôle, ou à la peur de ne pas être accepté(e) ou aimé(e).
En résumé :
L'addiction sert souvent à :
Gérer la douleur émotionnelle ou physique ;
Créer un faux sentiment de contrôle ;
Fuir une réalité insupportable ;
Combler un vide affectif ou un manque d’estime de soi.
C'est un mécanisme de survie temporaire, mais à long terme, l'addiction ne fait que renforcer les problèmes sous-jacents, souvent en aggravant la souffrance ou en déplaçant la source de la douleur.
L'addiction en elle-même n’est pas un but, mais une réponse. La clé est d’identifier ce qu’elle essaie de résoudre et de trouver des moyens plus sains de satisfaire ce besoin.
Comment sortir de l’addiction
Vous aurez compris que comprendre les raisons inconscientes des addictions est crucial car elles révèlent des besoins émotionnels non comblés ou des traumatismes enfouis. Si ces causes ne sont pas identifiées, les comportements addictifs risquent de se répéter par la même ou une autre addiction, même si la personne essaie de s’en libérer. .
L'accompagnement pluridisciplinaire est essentiel dans le traitement des addictions car il permet d'aborder le problème sous plusieurs angles complémentaires. Les addictions ont des causes complexes, à la fois psychologiques, physiques, sociales et émotionnelles. Un accompagnement pluridisciplinaire permet de développer des solutions durables et plus efficaces pour sortir du cycle de l’addiction.
Le chemin pour sortir d'une addiction peut long et sinueux mais possible !
Je m’appelle Auréline Drouin Kinésiologue certifiée, passionnée par mon métier et le compréhension de l’être humain.
Je vous accompagne en kinésiologie afin de lever les stress, les croyances, les blocages qui se cachent derrières vos douleurs, maladies, troubles émotionnels afin de libérer votre corps et de retrouver un équilibre physique, physiologique, émotionnel et social.




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